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Violences dans plusieurs écoles à Liège : la Ministre de l’Éducation condamne fermement les violences et appelle au retour en classe

il y a 10 heures
3 min de lecture

Face aux violences commises ces derniers jours dans plusieurs établissements scolaires à Liège, la Ministre de l’Éducation condamne fermement les actes commis et apporte son soutien aux équipes éducatives concernées.


Empêcher des élèves et des enseignants d’entrer en classe, lancer des projectiles sur des policiers ou dégrader du matériel et des bâtiments scolaires ne constitue pas une manière acceptable de faire entendre un désaccord.


"Chacun a évidemment le droit de contester une décision, de manifester et de faire entendre son désaccord. Mais rien ne peut justifier la violence. Ce qui m’inquiète particulièrement aujourd’hui, c’est de voir certains élèves instrumentalisés par des mouvements radicaux et des personnes extérieures aux établissements. Des modes d’action violents observés récemment en France cherchent aussi à être importés en Belgique. Nos écoles ne peuvent pas devenir le terrain de jeux de ceux qui veulent attiser les tensions"

La Ministre a demandé aux équipes mobiles d’apporter un soutien aux établissements concernés et, si nécessaire, d’accompagner les équipes sur le terrain.


"Aucune de nos mesures ne diminue l’encadrement des élèves"


La Ministre rappelle qu’aucune des mesures prises par ce Gouvernement ne vise à diminuer l’encadrement pédagogique des élèves. Au contraire. Nous avons dégagé 25 millions d’euros supplémentaires pour accompagner les élèves qui en ont le plus besoin et mobilisé 1 milliard d’euros pour les bâtiments scolaires.


Beaucoup de désinformation circule aujourd’hui sur les deux périodes supplémentaires face-classe. Dire aux élèves qu’elles signifient moins d’encadrement est faux. Elles répondent notamment à un problème très concret dans nos écoles : les heures de fourche, ces moments où des élèves se retrouvent sans cours parce qu’aucun enseignant n’est disponible. Plus de temps face-classe, c’est aussi moins d’heures sans cours, et davantage de temps consacré aux apprentissages.


"Oui, nous avons dû prendre des mesures d’économies. Mais il faut aussi expliquer pourquoi. Pour continuer à payer les enseignants, pour pouvoir réinvestir dans nos écoles et pour ne pas transmettre une dette que nos enfants ne pourraient plus assumer. Et malgré ces contraintes, la Fédération Wallonie-Bruxelles consacre une part importante de ses moyens à l’enseignement. Nous sommes dans le top 5 des pays de l’OCDE qui financent le mieux leur enseignement"

Pour la Ministre, ces moyens doivent désormais permettre de répondre à un enjeu essentiel : améliorer les apprentissages. Les résultats de la Fédération Wallonie-Bruxelles dans les évaluations internationales, comme PISA, restent préoccupants et plaident pour remettre l’apprentissage au centre des priorités.


"Mettre beaucoup d’argent dans l’enseignement ne suffit pas. Les résultats de notre système éducatif restent préoccupants. C’est précisément pour cela que nous devons remettre l’apprentissage au centre. C’est ce que nous faisons avec le test CLE, l’accompagnement personnalisé ou le rehaussement des seuils de réussite. Notre responsabilité, c’est de donner à chaque jeune les moyens de construire son avenir et de prendre la relève des anciens. Nous avons besoin d’enseignants, d’ingénieurs, d’électriciens, d’informaticiens, de mécaniciens… Et nous sommes en train de vivre un tournant technologique majeur, avec l’intelligence artificielle qui va profondément transformer notre société et le monde du travail, ainsi qu’une transition énergétique importante. Pour relever ce défi, il faut des jeunes formés, capables de comprendre ces changements et de prendre leur place. Et cela commence à l’école. Mon message aux élèves est donc simple : retournez en classe, apprenez, formez-vous"

Faire entendre sa voix, oui. La violence, non.


La Ministre rappelle que les élèves ont toute leur place dans le débat et doivent pouvoir faire entendre leur voix. Ils disposent pour cela d’un organe représentatif, le Comité des élèves francophones, reçu par ailleurs ce mercredi au cabinet, qui porte notamment le projet de créer une Assemblée des élèves dès novembre. 


Faire entendre sa voix, débattre, proposer, construire : c’est cela que nous devons encourager. Il existe des espaces pour porter les revendications des élèves : le débat doit aussi s’y tenir, plutôt que dans la rue ou dans la violence.


Des règles qui doivent être respectées


Les règles scolaires s’appliquent à tous. Lorsqu’un élève est absent sans justification, cette absence peut être enregistrée comme injustifiée, avec les conséquences prévues par les règles scolaires.


Au-delà de la sanction, la priorité reste toutefois de ramener les élèves en classe et de leur permettre de poursuivre leur parcours scolaire.

 
 
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