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Le relèvement des seuils de réussite des épreuves externes certificatives (CEB, CE1D, CESS) adopté en gouvernement

  • il y a 3 heures
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Le Gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles a adopté, ce vendredi, en troisième lecture, le projet de décret portant relèvement des seuils de réussite aux épreuves externes certificatives (CEB, CE1D et CESS).


Concrètement, à partir de l’année scolaire 2026-2027 (première application en juin 2027) :


  • pour le CEB, les élèves devront obtenir au moins 50% dans chacune des matières évaluées et 60% pour l’ensemble de l’épreuve ;

  • pour le CE1D et le CESS, un seuil de 60% à chaque épreuve sera requis.


Cette réforme s’inscrit dans les engagements de la Déclaration de Politique Communautaire, qui vise à renforcer la qualité et l’exigence des apprentissages à chaque étape clé de la scolarité, sans préjudice de l’autonomie des conseils de classe et des jurys d’école, dont le rôle et les décisions pédagogiques restent centrales. 


Contrairement au CEB, l’obtention du CE1D et du CESS repose toujours sur une appréciation globale du parcours de l’élève, combinant les résultats aux épreuves externes et le travail réalisé tout au long de l’année scolaire. 


Ce rehaussement des seuils de réussite va de pair avec l’arrivée du Test CLE en début de 4ème primaire, ainsi que davantage d’accompagnement personnalisé (+ 320 ETP) en 3ème, 4ème et 6ème primaires, ainsi qu’en 1ère secondaire (140 ETP supplémentaires). 


Ce relèvement des seuils s’explique aussi par un décalage persistant entre un taux de réussite très élevé au CEB et des difficultés importantes en début de secondaire.


En juin 2025, près de 87 % des élèves ont obtenu leur CEB. Dans le même temps, après une diminution pendant la période Covid, les taux d’échec et de redoublement en secondaire repartent à la hausse pour atteindre les 13,8 % de redoublants en 2e année secondaire en 2022-2023 (le taux de réussite du CEB en 2023 était de 88,1%), et jusqu’à 16,6 % en 3e, 15 % en 4e et 16,4 % en 5e année. 


Ce contraste souligne la nécessité de mieux garantir la maîtrise réelle des apprentissages de base à la fin du primaire, afin de permettre aux élèves d’aborder le secondaire avec des bases solides et de réduire, à terme, les risques d’échec et de décrochage. 

Relever les seuils de réussite, c’est affirmer des attentes claires et reconnaître la capacité de chaque élève à progresser et à se dépasser. Des seuils de réussite exigeants, mais explicites et accompagnés d’un soutien aux élèves qui pourraient être en difficulté donnent du sens à l’effort et permettent à chaque élève d’aborder la suite de son parcours scolaire avec des bases solides et avec sérénité. Un diplôme n’a de valeur que s’il atteste de compétences réellement maîtrisées”

 
 
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