Préserver l’avenir de nos enfants, c’est avoir le courage d’agir aujourd’hui
- cabinetglatigny
- 15 nov. 2025
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Ce lundi, une partie des enseignants étaient en grève. Je comprends les inquiétudes, les émotions, parfois même la colère. Mais au cœur de ces débats, il est essentiel de rappeler une chose : ma priorité, notre priorité, ce sont les élèves.
Parce que le rôle premier de la Fédération Wallonie-Bruxelles, c’est d’assurer un enseignement de qualité, c’est s’assurer que chaque élève maitrise les compétences de base, c’est donner le goût d’apprendre, de l’effort aussi.
Aujourd’hui, la situation budgétaire de la Fédération est telle qu’un salaire d’enseignant sur cinq est payé à crédit. Cette année, 350 millions d’euros sont partis dans le paiement des intérêts de la dette. Ce sont autant de moyens qui ne vont pas dans l’école et de facto à l'encadrement de nos élèves. Si nous ne faisons rien, cette charge atteindra 650 millions d’ici 2029. Une charge qui pèsera sur les épaules de nos enfants.
Nous devons regarder la réalité en face et faire les choix qui garantissent la pérennité de notre système éducatif.
Malgré les efforts budgétaires, nous préservons nos priorités. Nous renforçons les apprentissages de base, avec davantage d’accompagnement personnalisé pour que chaque enfant sache lire, écrire et calculer correctement. C’est d’ailleurs l’objectif du test CLÉ qui sera mis en place en début de 4e primaire dès la rentrée prochaine. Celui-ci permettra de remarquer plus rapidement d’éventuelles difficultés d’apprentissage. Le rôle des enseignants sera essentiel. Nous devons respecter leur expertise et leurs choix pédagogiques, car ce sont eux les professionnels de l'évaluation.
La Fédération Wallonie-Bruxelles doit prendre son destin en main, en cessant d’attendre un sauveur qui ne viendra pas. C’est en prenant aujourd’hui les décisions qui s’imposent que nous pourrons continuer, demain, à investir dans l'école.


