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Des réformes positives pour l'école

Dernière mise à jour : 27 nov. 2025


Au-delà des ajustements budgétaires, le Gouvernement a choisi d’agir concrètement pour la qualité de l’enseignement et la lutte contre la pénurie d’enseignants avec une planification des économies, mais aussi des investissements jusqu’en 2029. Certaines mesures sont déjà en place, d’autres entreront en vigueur progressivement, mais toutes poursuivent la même ambition : recentrer l’école sur l'excellence et le respect du travail des équipes éducatives.


Renforcer les apprentissages fondamentaux


L’accompagnement personnalisé des élèves est progressivement renforcé dans les classes. Après la 6ᵉ primaire et ses 100 postes supplémentaires, les classes de 3ᵉ et 4ᵉ primaires verront dès 2026, l'arrivée de 220 postes supplémentaires. Avec pour objectif d’offrir à chaque élève les appuis nécessaires pour maîtriser les fondamentaux : calculer, lire et écrire.


Le test CLÉ (Calculer, Lire, Écrire), organisé dès 2026 en début de 4ᵉ primaire, permettra d’identifier précocement les difficultés et d’y remédier rapidement. Ce test n’est pas certificatif, c’est une simple photographie des acquis qui permettra, d’identifier les difficultés des élèves.


Rehausser les exigences


À partir de juin 2027, le seuil de réussite sera fixé à 60 % pour le CEB, le CE1D et le CESS. L’objectif est de garantir la maîtrise réelle des apprentissages et de redonner de la valeur aux diplômes. Les conseils de classe conservent leur autonomie, preuve de confiance envers les enseignants.


Tout comme notre décision de maintenir les jurys d’école (initialement supprimés par le Pacte), car les enseignants sont avant tout les professionnels de l’évaluation dont il faut soutenir les décisions.


Alléger la charge de travail en début et en fin de carrière


Deux dispositifs complémentaires entreront en vigueur :


  • Deux périodes en moins face à la classe lors de la première année d’enseignement, pour faciliter l’entrée dans le métier ;

  • Deux périodes en moins dès 60 ans, pour favoriser la transmission d’expérience.


En parallèle, le Contrat à Durée Indéterminée “Enseignant” (CDIE), dès 2027, garantira une stabilité d’emploi et une charge horaire à 100% dès le début de carrière, car on sait qu’un enseignant sur trois quitte le métier dans les 5 premières années, souvent en raison de l’instabilité et du manque de prévisibilité dans l’horaire.


Revaloriser et reconnaître les responsabilités


  • Les enseignants formés en 4 ans bénéficieront d’une revalorisation salariale de 5% (barème 401) dès 2027.

  • Les directions verront leur rémunération relevée pour maintenir un écart de 25% avec celle des enseignants.

  • Les maîtres de stage seront désormais rémunérés pour accompagner les futurs enseignants en stage.


Libérer les directions de leur charge de classe


Dès la rentrée, 200 directions seront totalement libérées de charge de classe et 140 autres verront leur charge allégée. Cela leur permettra de se consacrer pleinement à leur rôle de leader pédagogique.


Simplifier la vie des écoles


Le “choc de simplification” est en marche :


  • Plans de pilotage allégés et simplifiés ;

  • Réduction des circulaires à 100 maximum par an ;

  • Plateforme “Simplifiez-vous” disponible dès octobre 2025 pour que les équipes éducatives puissent nous envoyer leur proposition de simplification ;

  • Simplification du DACCE (dossier d’accompagnement de l’élève).


Moins de temps consacré à l’administratif, c’est davantage de temps pour la classe et les apprentissages.


Réforme du degré inférieur secondaire


Première secondaire – consolider


Consolidation des acquis du fondamental, introduction de nouvelles disciplines et début du parcours d’orientation.


Grille horaire inchangée, mais réorganisation des 3 périodes de FMTTN (Formation Technique, Manuelle et Technologique) :


  • 1 période “Technologie” (FMTT).

  • 2 périodes “Numérique” (N), intégrant par exemple l’intelligence artificielle et le développement d’une culture numérique. Avec des référentiels adaptés : priorité au numérique et à l’esprit critique face à l’IA et aux évolutions du monde depuis 10 ans.


Deuxième secondaire – affiner son projet


Accent sur l’orientation concrète :


  • 8 demi-jours/an (32 périodes) d’activités concrètes (stages, visites en entreprise, ateliers).

  • 2 journées d’orientation pendant les jours blancs.


Objectif : permettre aux jeunes de mieux se connaître et d’identifier leurs centres d’intérêt.


Troisième secondaire – choisir et expérimenter


L’élève peut déjà travailler un projet spécifique :


  • 8 périodes d’options réparties en 2 modules de 4 périodes.

  • Trois voies possibles :

    • Transition : approfondir les savoirs généraux (ex. : sciences, langues).

    • Qualifiante : découvrir des métiers et compétences techniques (ex. : électricité, menuiserie).

    • Polyvalente : combiner les deux (mixte : 4 + 4 périodes).


En fin de 3e :


  • Stage de 3 jours dans un domaine choisi.

  • Défense orale du projet d’orientation devant un jury.

  • Les 8 périodes d’orientation sont prises en compte dans la certification CESI (certificat d’enseignement secondaire inférieur).

  • Le conseil de classe prend en compte les 3 résultats.


Principe important :


Quelles que soient les options choisies en 3ème secondaire, l’élève garde la possibilité de modifier son orientation en 4e secondaire.


Consacrer la neutralité et lutter contre l’autocensure


Le décret Neutralité, adopté en octobre 2025 et applicable dès la rentrée 2026 consacre la neutralité d’apparence des membres du personnel de l’enseignement organisé ou subventionné par la Fédération Wallonie-Bruxelles.


Concrètement :


  • Le port de signes convictionnels est interdit pour les enseignants, directions et éducateurs dans les écoles officielles ;

  • Une exception est prévue pour les cours de religion et de morale, où l’expression convictionnelle fait partie du contenu d’enseignement ;

  • La disposition qui imposait auparavant de “ne pas froisser” les convictions des élèves ou des parents est supprimée : elle contribuait à l’autocensure et à une perte de confiance dans la liberté pédagogique.


Cette réforme répond à un constat alarmant : selon le Baromètre du respect 2025, 62% des enseignants déclarent s’être déjà autocensurés dans leur enseignement par crainte de réactions violentes ou polémiques.


En consacrant la neutralité d’apparence, la Fédération réaffirme que l’école n’est pas un lieu de militantisme ni de prosélytisme, mais un espace commun, ouvert à tous les élèves quelles que soient leurs convictions.


Restaurer le respect et la confiance : le contrat École–Société


Le Contrat École–Société est une initiative de dialogue entre l’école et la société. Il engage enseignants, élèves, directions et parents autour d’un même cadre de valeurs et de responsabilités partagées.


Ce contrat vise à préserver la légitimité des enseignants, souvent remis en question dans leur autorité ou dans leurs méthodes.


Il repose sur trois piliers :


  1. Respect : du personnel, des élèves et du cadre scolaire.

  2. Responsabilité : chacun, à son niveau, contribue à un climat serein et constructif.

  3. Coopération : école et familles travaillent main dans la main.


Ce contrat est une réponse concrète à la dégradation du climat scolaire et à la montée des tensions. Il rappelle que le respect de l’école commence par le respect de ceux qui la font vivre.


Renforcer le soutien et le bien-être à l’école


Face à la hausse des difficultés psychologiques chez les jeunes, nous avons conclu avec le Ministre fédéral de la Santé Frank Vandenbroucke un partenariat structurel entre les CPMS et les psychologues de première ligne.


Ce dispositif permet désormais à chaque élève jusqu’à 23 ans d’accéder à des séances psychologiques gratuites, financées par l’INAMI, avec l’appui des équipes scolaires.


Les CPMS restent les acteurs de référence dans les écoles : ils détectent, écoutent et orientent les élèves vers les psychologues de première ligne lorsque cela s’avère nécessaire.


Garantir un cadre d’apprentissage serein en interdisant l’usage récréatif du smartphone


Depuis la rentrée 2024, l’usage récréatif des téléphones portables et montres connectées est interdit dans les établissements scolaires. Cette décision, prise à la suite de nombreuses études internationales, répond à un constat clair : une simple notification peut perturber la concentration d’un élève pendant près de 20 minutes.


L’interdiction vise à :

  • réduire les distractions pendant les cours et les temps d’étude ;

  • limiter le cyberharcèlement et les usages inappropriés des réseaux sociaux à l’école ;

  • rétablir la qualité des interactions sociales entre élèves.


Les établissements conservent un droit d’usage pédagogique sous supervision du personnel enseignant.



 
 
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