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Enseignement spécialisé : plus de solutions adaptées pour les élèves et leurs parents, moins de paperasse pour les écoles.

  • il y a 2 jours
  • 2 min de lecture

Des familles avec des enfants dans l’enseignement spécialisé sont aujourd'hui confrontées à un manque de places et de solutions adaptées à proximité de chez elles. Avec ce décret, adopté par le Parlement, sur proposition de la Ministre Valérie Glatigny, nous apportons des réponses très concrètes : plus de souplesse pour créer des places là où elles manquent, moins de lourdeurs administratives pour les équipes éducatives et surtout des parcours mieux adaptés dans l'intérêt de chaque élève.




Plus de places et plus proche du domicile

Aujourd'hui, certains enfants doivent faire de très longs trajets chaque jour parce qu'il n'existe pas de place adaptée près de chez eux.

Le décret permettra d'ouvrir plus facilement de nouvelles sections ou de nouveaux types d'enseignement spécialisé lorsque les besoins sont bien présents dans une région. Cela permettra d'offrir davantage de solutions aux familles et éviter aux élèves de devoir traverser toute la Wallonie ou Bruxelles pour aller à l'école.

Le texte facilite aussi la création de nouvelles places pour les élèves présentant un trouble du spectre de l'autisme, là où les listes d'attente sont les plus importantes.




Des équipes renforcées pour mieux accompagner les élèves

Les écoles pourront désormais faire appel à deux nouveaux profils : des orthopédagogues cliniciens et des aides-soignants. Ces professionnels viendront soutenir les enseignants et les autres membres des équipes pour accompagner les élèves qui ont besoin de davantage d’attention.

Les écoles auront également davantage de liberté pour recruter les profils qui correspondent le mieux aux besoins de leurs élèves.




Plus de solutions inclusives

Le décret facilite également la création de Classes à Visée Inclusive (CLAVI) dans l'enseignement maternel ordinaire. Une CLAVI est une classe d'enseignement spécialisé implantée directement au sein d'une école ordinaire. Les élèves restent encadrés par l'enseignement spécialisé mais partagent la vie de l'école ordinaire (récréations, repas, certaines activités).

Concrètement, cela permettra d'offrir plus rapidement une solution à des enfants qui ont besoin d'un accompagnement spécifique, même lorsqu'il n'existe pas d'école spécialisée maternelle à proximité.

Les classes bilingues français–langue des signes sont elles aussi pérennisées. Elles bénéficieront désormais d'un cadre stable pour les élèves, les familles et les équipes éducatives, le tout dans un souci d’inclusion.




Moins de démarches administratives

Le projet de décret simplifie aussi le quotidien des écoles. Certaines autorisations ne devront plus passer par la ministre, mais directement par l'Administration, ce qui permettra de gagner du temps. Le texte supprime également certaines formalités qui faisaient double emploi. Les enseignants et les directions pourront ainsi consacrer davantage de temps à l'accompagnement des élèves plutôt qu'à remplir des documents.



Mieux anticiper les besoins

Enfin, un état des lieux de l'enseignement spécialisé sera réalisé tous les quatre ans. Il permettra d'identifier plus facilement les régions où il manque des places et d'adapter l'offre en fonction des besoins réels des élèves.

 
 
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