Décrochage scolaire et exclusions : le Gouvernement renforce l'accompagnement des élèves et soutient les équipes éducatives
- il y a 1 jour
- 3 min de lecture

Ce lundi, la Commission de l'Éducation du Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles a adopté deux projets de décret visant à faciliter la mise en œuvre de réformes adoptées en 2024 en matière de lutte contre le décrochage scolaire et d'exclusions définitives.
Le premier axe de ces textes est de rendre plus efficace la lutte contre le décrochage scolaire. En matière de décrochage, plus l'intervention est précoce, plus les chances de maintenir un élève dans son parcours scolaire sont importantes.
La réforme adoptée en 2024 avait instauré un accompagnement individualisé et progressif des élèves, fondé sur trois niveaux d'intervention selon l'évolution de leur situation, ainsi qu'une meilleure coordination entre les écoles, les centres PMS et les différents partenaires (exemple : secteur de l’aide à la jeunesse).
La réforme sera d’application dans le primaire dès la prochaine rentrée 2026/2027. Dans le secondaire, afin de tenir compte des demandes des acteurs de terrain de l'enseignement, le Gouvernement avait décidé de reporter d'un an l'entrée en vigueur de la réforme, soit pour la rentrée 2027-2028. Après plusieurs mois de concertation avec les acteurs, plusieurs adaptations sont aujourd'hui proposées afin de rendre ce dispositif plus facile à mettre en œuvre dans nos écoles, sans en modifier l'ambition.
L'objectif est de permettre aux directions, aux enseignants et aux centres PMS de consacrer davantage de temps à l'accompagnement des élèves plutôt qu'aux tâches administratives.
Concrètement, le projet simplifie le travail des équipes éducatives en supprimant les doubles encodages des absences grâce à un outil unique de gestion de la fréquentation scolaire. Le DAccE (dossier d'accompagnement de l'élève) restera l’outil central de suivi, mais il sera désormais alimenté automatiquement.
Il assouplit aussi le relevé des présences, et allonge le délai de justification des absences de 5 à 10 jours. Enfin, il renforce la détection précoce des situations à risque grâce à des modalités de suivi plus claires, à des données accessibles en temps réel et à une meilleure identification des absences répétées (par exemple, lors d’un même cours à chaque fois). Les équipes éducatives disposeront ainsi d'informations plus fiables pour accompagner les élèves, avant que l'absentéisme ne se transforme en décrochage scolaire.
Le second projet de décret concerne les exclusions définitives. Il s'inscrit dans la continuité de la réforme adoptée en 2024 et améliore sa mise en œuvre sur le terrain, sur la base des retours des acteurs (FPO, syndicats). Le texte raccourcit plusieurs délais administratifs afin d'accélérer le traitement des recours (en réduisant notamment de 10 à 5 jours ouvrables le délai de transmission des dossiers) et de réduire les périodes d'incertitude pour les élèves et leurs familles. Il renforce également les possibilités de réinscription : lorsque toutes les démarches habituelles auront échoué, les services du Gouvernement pourront désormais rechercher une solution dans l'ensemble des réseaux d'enseignement, et non plus uniquement au sein de Wallonie-Bruxelles Enseignement.
L’objectif est de limiter au maximum les périodes de déscolarisation, tout en préservant la possibilité pour les établissements d'exclure immédiatement un élève lorsque la gravité des faits commis par un élève le justifie.
"Depuis le début de cette législature, nous avons pour objectif de simplifier le quotidien des équipes éducatives, afin qu'elles puissent consacrer davantage de temps à l'accompagnement des élèves. Ces adaptations répondent aux demandes du terrain. Elles donnent aux équipes éducatives des outils plus simples pour prévenir le décrochage scolaire, et éviter autant que possible qu’un élève absent aujourd’hui ne devienne un élève décrocheur demain"


