Fortes chaleurs, intempéries, perturbations : un cadre clair pour garantir la sécurité des élèves et la continuité des apprentissages
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La semaine prochaine, les températures vont fortement augmenter, avec des pics annoncés jusqu’à 31 degrés dès mardi. Cet épisode rappelle que les écoles doivent pouvoir faire face à des circonstances exceptionnelles de plus en plus diverses, qu’il s’agisse de fortes chaleurs, de grands froids, d’intempéries, de tempêtes ou encore lors de grèves dans les transports, par exemple.
Pour répondre à ces situations et aux demandes des directions lors d’épisodes caniculaires passés, la Fédération Wallonie-Bruxelles a envoyé une circulaire ce jeudi pour préciser les modalités d’organisations en cas de ces circonstances exceptionnelles. L'objectif est d’éviter l’improvisation et donner aux directions et pouvoirs organisateurs des repères concrets pour gérer celles-ci.
On distingue plusieurs situations.
Lorsque des élèves ne peuvent pas rejoindre l’école pour des raisons indépendantes de leur volonté, par exemple en raison d’intempéries, de routes impraticables ou de perturbations majeures des transports en commun, leurs absences peuvent être considérées comme justifiées. L’objectif est d'éviter qu’une situation exceptionnelle subie par les familles ne soit automatiquement assimilée à une absence injustifiée.
À l’inverse, l’obligation scolaire demeure la règle : en dehors de circonstances exceptionnelles objectivement établies, les absences restent soumises au cadre habituel de justification.
La circulaire apporte également des clarifications utiles pour d’autres situations concrètes où l’école reste ouverte :
les fortes chaleurs, avec des adaptations progressives allant de l’aération des locaux et l’accès à l’eau à la réorganisation de la journée scolaire et à la limitation de certaines activités physiques ;
les épisodes de grand froid, avec des mesures adaptées comme la réduction des activités extérieures, le regroupement dans les locaux les mieux chauffés ou des ajustements organisationnels selon l’intensité de la situation ;
la neige, le verglas, les fortes pluies ou les inondations, avec une approche fondée sur la sécurité des déplacements, l’accessibilité des établissements et une appréciation des difficultés rencontrées par les familles ;
les tempêtes et vents violents, avec des réponses proportionnées selon le niveau d’alerte et les conditions météorologiques, pouvant aller de simples adaptations à une suspension des cours lorsque la sécurité l’impose ;
les pics de pollution, avec une limitation des activités extérieures et une vigilance renforcée pour les élèves plus fragiles ;
les grèves des transports publics, en rappelant que les absences liées à une impossibilité réelle de déplacement ne doivent pas être automatiquement pénalisées ;
les mouvements de grève affectant le fonctionnement des établissements, en précisant que les établissements doivent, dans la mesure du possible, organiser un accueil des élèves présents et informer rapidement les familles, pour éviter l’incertitude chez les parents.
"Les écoles doivent pouvoir compter sur un cadre clair lorsqu’elles font face à des situations exceptionnelles. Notre priorité est double : protéger les élèves et les équipes éducatives, tout en garantissant la continuité des apprentissages".


