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Tolérance zéro face aux violences contre les enseignants !

  • il y a 21 heures
  • 2 min de lecture

À l’école, l’autorité de l’enseignant doit être respectée. Dès le 1er septembre, le nouveau Code pénal renforcera la protection des enseignants et des membres du personnel scolaire victimes de violences dans l’exercice de leurs fonctions.


Une évolution importante, qui traduit notre volonté qu’aucune menace ou violence à l’encontre d’un enseignant ne puisse être banalisée. Respecter l’enseignant, c’est aussi respecter l’école et l’autorité qu’il incarne.


Les enseignants reconnus comme exerçant une "fonction sociétale"


Avec l’entrée en vigueur du nouveau Code pénal, les enseignants seront pleinement reconnus parmi les personnes exerçant une “fonction sociétale”, au même titre notamment que les policiers, les pompiers, les ambulanciers, etc.


Commettre certaines infractions à leur encontre constitue dès lors une circonstance aggravante. Pour les actes de violence, cela signifie notamment que le niveau de peine sera en principe plus lourd.


Jusqu’à présent, le mécanisme spécifique d’aggravation prévu pour les violences envers le personnel scolaire était limité aux faits commis par un élève de l’établissement ou par un membre de sa famille. À partir du 1er septembre, cette protection est étendue : l’aggravation pourra s’appliquer quelle que soit la personne à l’origine des violences.


Cette protection concerne les enseignants, mais également d’autres membres du personnel scolaire et les directions.


Restaurer le respect et l’autorité à l’école


Cette évolution s’inscrit pleinement dans la ligne défendue par Valérie Glatigny : restaurer le respect dû à celles et ceux qui font vivre l’école. L’enseignant transmet des savoirs, fixe un cadre et fait respecter des règles. Il doit pouvoir exercer cette autorité sans craindre d’être menacé ou agressé.


Renforcer sa protection, c’est envoyer un signal sans ambiguïté : la violence n’a pas sa place à l’école et s’en prendre à un enseignant dans l’exercice de ses fonctions doit entraîner des conséquences à la hauteur de la gravité des faits.


Aller plus loin dans la tolérance zéro


Pour le MR, le renforcement de la protection pénale constitue une étape importante, mais la réponse ne doit pas s’arrêter là.


L’accord du Gouvernement fédéral prévoit de renforcer la politique de tolérance zéro afin qu’aucun acte de violence ou de menace à l’encontre d’une personne exerçant une fonction sociétale, dont les enseignants, ne reste sans conséquence. Cet engagement doit encore être traduit dans les textes.


Restaurer le respect et l’autorité de l’enseignant est une condition essentielle pour faire de l’école un véritable lieu d’apprentissage. Il ne peut y avoir d’apprentissages solides sans cadre, pas de cadre sans règles et pas de règles sans autorité pour les faire respecter. Mieux protéger les enseignants face aux violences, c’est réaffirmer une école fondée sur le respect et l’autorité.


Soutenir la légitimité des décisions des enseignants


Dès cette année, les décisions pédagogiques de nos enseignants, comme une décision de redoublement par exemple, ne feront plus l’objet d’un recours automatique, qui prévalait jusqu’ici pour les années du tronc commun. Cette automaticité envoyait un signal de suspicion de biais à l’égard de nos enseignants, qui sont pourtant des professionnels de l’évaluation, et de l’enseignement au sens large. Plus de respect pour les décisions pédagogiques de nos enseignants, c’est un soutien direct et concret à leur autorité.

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