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Actualisation de la formation infirmière : un parcours de formation plus clair et lisible

  • il y a 1 jour
  • 3 min de lecture

Le Gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles a adopté en troisième lecture une réforme de la formation en soins infirmiers, pour répondre aux évolutions des règles européennes, aux transformations du métier décidées par le fédéral et à la pénurie de soignants sur le terrain. Cette réforme, attendue et nécessaire depuis plusieurs années, vise à garantir la qualité des soins, la reconnaissance internationale des diplômes des étudiants et une meilleure lisibilité des parcours pour les étudiants, les employeurs et les patients.


Elle s’accompagne de la création d’une nouvelle formation : le Brevet d’enseignement supérieur d’assistant en soins infirmiers.


Pourquoi mettre fin au brevet infirmier hospitalier ? 


La directive européenne (UE) 2024/782 impose aux infirmiers responsables de soins généraux (IRSG) de nouvelles compétences, comme l’autonomie dans la décision, l’encadrement et l’intégration de la recherche. Le brevet infirmier hospitalier, centré sur la pratique, ne pouvant plus répondre à ces exigences, il ne sera plus reconnu automatiquement dans l’Union européenne pour les étudiants inscrits après mars 2026. 


En parallèle, le niveau fédéral a introduit en 2023 une nouvelle fonction : l’assistant en soins infirmiers. Dès 2023, la Flandre s’est mise en conformité et a créé une formation en lien avec les exigences européennes et fédérales.  


La réforme est désormais urgente en Fédération Wallonie-Bruxelles aussi, notamment pour assurer que des assistants en soins infirmiers puissent pratiquer dans nos hôpitaux francophones, maisons de repos et maisons de repos et de soins à Bruxelles et en Wallonie. 


Le brevet d’infirmier hospitalier, tel qu’actuellement organisé (enseignement secondaire, formation en 3,5 ans, niveau 5), est progressivement supprimé. Aucune nouvelle inscription n’est désormais possible, mais les étudiants déjà engagés peuvent poursuivre et achever leur cursus, même en cas de redoublement par exemple. Le but ici n’est pas de casser des parcours. 


La réforme propose deux formations distinctes et complémentaires, en cohérence avec la différenciation de fonction introduite au niveau fédéral en 2023 et avec le Cadre européen des certifications : 


  • Assistant en soins infirmiers (formation en 3 ans) : une formation professionnalisante au sein de l’enseignement pour adultes qui remplace donc le brevet infirmier. 

  • Infirmier responsable de soins généraux (IRSG) : le bachelier en soins infirmiers, dispensé dans l’enseignement supérieur. 

 

Au terme de la formation d’assistant en soins infirmiers, les diplômés pourront accéder, via une passerelle de 2 ans (120 crédits), au titre de bachelier infirmier responsable en soins généraux. Les actuels et futurs diplômés du brevet d’infirmier hospitalier bénéficieront également de cette passerelle, rendue attractive à l’initiative du Gouvernement. 


Par ailleurs, dès la réussite de la première année du brevet d’enseignement supérieur en soins infirmiers, les étudiants obtiendront le visa leur permettant d’exercer en tant qu’aide-soignant. 


Quand, où et comment ? 


Année académique 2025-2026 :


  • Dernière rentrée pour de nouvelles inscriptions au brevet infirmier dans le secondaire. 

  • Les élèves déjà engagés pourront bien entendu terminer leur formation, et bénéficieront d’une reconnaissance européenne sécurisée, même en cas de redoublement. 

  • Une solution spécifique est prévue pour les élèves actuellement en année préparatoire. 


Dès 2026-2027 :


  • Lancement de la formation d’assistant en soins infirmiers au sein de l’Enseignement pour Adultes, qui est le cadre le plus adapté, car il accueille des adultes souvent sans CESS, en reconversion ou déjà actifs, qui n’auraient pas poursuivi d’études supérieures ou ne désirant pas s’inscrire en Haute Ecole. 

  • Mise en place de programmes de cours “passerelles” pour obtenir le titre de bachelier infirmier responsable en soins généraux, afin de valoriser les acquis et répondre aux besoins du terrain. 


Et pour les membres du personnel ? 


La réforme, qui ne prévoit aucune économie budgétaire, est mise en œuvre avec une attention particulière portée aux équipes. En concertation avec les fédérations de pouvoirs organisateurs, les pouvoirs organisateurs, les organisations syndicales et les directions, des solutions concrètes sont prévues pour sécuriser les parcours et assurer une bonne transition pour les membres du personnel.  


Les enseignants pourront continuer à s’inscrire dans le nouveau dispositif (passage de l’enseignement obligatoire à l’enseignement pour adultes), avec des garanties en matière de droits, d’ancienneté et de conditions de travail comme, entre autres, le maintien du barème salarial le plus élevé ou encore la préservation des nominations de l’enseignement obligatoire. 

"Cette réforme répond à un constat partagé : la baisse du nombre d’étudiants ne s’explique pas uniquement par un manque d’attractivité du métier, mais aussi par une offre de formation devenue peu lisible. En clarifiant les parcours et en positionnant la formation d’assistant en soins infirmiers au sein de l’enseignement pour adultes, nous offrons un cadre cohérent et adapté aux besoins du terrain. C’est aussi un levier essentiel pour lutter contre la pénurie : en rendant la formation plus accessible et mieux articulée avec le bachelier, nous facilitons l’entrée dans la profession ainsi que la progression de carrière pour celles et ceux qui souhaitent s’y engager"

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