Février sur le terrain : retour en images et en mots
- 27 févr.
- 5 min de lecture
Ces dernières semaines, j’ai rencontré des enseignants, des directions, des élèves et des acteurs de terrain engagés au service de notre école. Inclusion, mémoire, numérique, accompagnement des équipes : autant d’échanges concrets qui nourrissent notre action et renforcent une priorité claire : soutenir celles et ceux qui font vivre l’école et préparer nos élèves aux défis de demain.
Visite de la Classe à Visée Inclusive (CLAVI) de l’Institut Saint-Ferdinand, un projet porté par l’école spécialisée La Clairière en collaboration avec CAP48-RTBF. Ce dispositif permet à des élèves à besoins spécifiques, notamment avec des troubles du spectre de l’autisme, d’apprendre dans un cadre scolaire ordinaire, favorisant leur autonomie, leurs compétences sociales et leur confiance en eux. Face au manque de places dans l’enseignement spécialisé et à la rareté des CLAVI dans le secondaire, cette initiative constitue une réponse concrète et innovante.
J’ai participé à la soirée mémorielle organisée à l’occasion de l’anniversaire de la libération du camp d’Auschwitz-Birkenau. Cette date essentielle rend hommage aux victimes de la Shoah et nous rappelle où mènent la haine et l’antisémitisme. À l’école, la transmission de la mémoire de la Shoah ne se limite pas à un chapitre du cours d’histoire. Elle constitue un levier essentiel pour comprendre les mécanismes de la déshumanisation, développer l’esprit critique et apprendre à rejeter toutes les formes de haine.
Je me suis rendue, aux côtés de Bernard Quintin, dans une classe de 4e secondaire de l’Institut E. Gryzon pour découvrir l’utilisation d’un nouvel outil de sensibilisation au respect envers les pompiers en service, développé par le SPF Intérieur. Destiné notamment à des élèves se formant aux métiers de la sécurité, cet outil a été présenté dans le cadre du cours de citoyenneté. À cette occasion, Monsieur Mohamed Chelh, sapeur-pompier à Bruxelles, a partagé son expérience de terrain et échangé avec les élèves. Éduquer au respect de celles et ceux qui nous protègent est une responsabilité collective qui commence à l’école.
Moment d’échanges au cabinet avec le collectif Faut l’Dire, qui rassemble des directions issues de différents réseaux de CPMS. Une rencontre constructive avec des professionnels de terrain pleinement engagés aux côtés des équipes éducatives dans l’accompagnement des jeunes et de leurs familles. Nos échanges ont porté sur des réalités largement partagées dans les écoles : la santé mentale des élèves, le rôle de l’école comme cadre de soutien et de sécurité, ainsi que les pistes pour renforcer les dispositifs d’accompagnement existants. Les CPMS jouent un rôle essentiel dans cet écosystème, en lien étroit avec les directions, les enseignants et l’ensemble des acteurs scolaires. Un budget de 5 millions d’euros viendra prochainement soutenir la réorganisation des CPMS, afin de renforcer les équipes et d’accompagner les directions face à l’évolution de leurs responsabilités.
J’ai participé à l’inauguration de la 7e édition du Sett Namur, le rendez-vous incontournable de celles et ceux qui font vivre le numérique éducatif sur le terrain. Avec 30 % d’inscriptions supplémentaires, l’intérêt pour le numérique et l’intelligence artificielle confirme l’ampleur des enjeux.
Dans un monde professionnel en pleine mutation, l’école doit plus que jamais transmettre l’essentiel : apprendre aux élèves à apprendre, tout en garantissant la maîtrise des apprentissages de base (calculer, lire et écrire).
Je me suis rendue à l’école Saint Jean-Baptiste pour découvrir le dispositif ClassContact et rencontrer Elisa, qui en bénéficie. Ce programme permet à des enfants malades, comme elle, de garder le lien avec leur classe et leurs camarades malgré une absence de longue durée. Soutenu par la Fédération Wallonie-Bruxelles, ce projet a déjà accompagné plus de 1 500 élèves, en préservant à la fois leurs apprentissages et leurs contacts sociaux. Merci à l’équipe éducative de l’école Saint Jean-Baptiste pour son accueil et son engagement afin de permettre à Elisa de poursuivre son parcours scolaire sereinement.
Je me suis rendue à l’Athénée Royal Meuse-Condroz, une école résolument tournée vers l’avenir. Initiation à l’intelligence artificielle et à la robotique, pratique du co-enseignement, activités orientantes dès la 2e année : autant d’initiatives inspirantes qui illustrent concrètement la mise en œuvre de la réforme du degré secondaire inférieur.
Les élèves y sont accompagnés dans la construction de leur projet personnel grâce à des activités orientantes et à des stages d’observation. En 3e secondaire, un parcours polyvalent leur permet d’explorer plusieurs domaines avant de poser un choix éclairé pour la 4e année.
Grâce au dispositif P45/P90, qui libère du temps pour l’accompagnement et les projets, l’école développe également des initiatives concrètes : langues modernes, voyage Erasmus, fablab, audiovisuel…
J’ai participé au congrès organisé par Les Jeunes Entreprises, qui rassemblait cette année près de 400 jeunes autour de 87 projets. Ouf Tea, Study Box, Apy, Orygamy… autant de mini-entreprises portées avec enthousiasme et professionnalisme.
Au fil de mes échanges avec les équipes éducatives, les partenaires et surtout les élèves, une évidence s’est imposée : l’école joue un rôle déterminant dans le développement de l’esprit d’initiative et d’entreprendre. Ces projets illustrent concrètement les liens entre l’enseignement et le monde économique, ainsi que la capacité des jeunes à innover lorsqu’on leur fait confiance.
Le Gouvernement a rencontré les fédérations de pouvoirs organisateurs et les organisations syndicales afin de présenter les mesures d’accompagnement liées à la mise en œuvre des économies, ainsi que les investissements décidés lors du dernier conclave budgétaire.
Comme je le fais toutes les six semaines, j’ai poursuivi ce dialogue avec les organisations syndicales. Parmi les sujets abordés figuraient la carrière des personnels de l’enseignement, les dispositifs spécifiques pour les enseignants en début et en fin de parcours, ainsi que le Contrat École-Société.
J’ai participé à des échanges francs, constructifs et de grande qualité avec des enseignants et
des directions. Nous avons abordé les apprentissages de base, le respect des enseignants et de leurs décisions pédagogiques, ainsi que la place du numérique et de l’intelligence artificielle à l’école.
Je me réjouis de constater que nous partageons les mêmes priorités : renforcer les fondamentaux, soutenir celles et ceux qui font vivre l’école au quotidien et préparer nos élèves aux défis de demain.
Au fond d’une classe de première primaire de l’école École Francisco Ferrer, j’ai observé des ateliers d’écriture où enseignante et membre du pôle territorial travaillent main dans la main pour accompagner chaque élève. Les pôles territoriaux soutiennent concrètement les écoles face aux besoins spécifiques, en coordonnant expertises et aménagements raisonnables. Merci aux équipes pour leur engagement et leur accueil chaleureux.
Régulièrement j’organisa des rencontres au cabinet les samedis matin. En ce jour de Saint-Valentin, j’ai donc partagé un petit-déjeuner avec un groupe de professeurs et une maman venus échanger sur leurs expériences, leurs interrogations et leurs attentes pour notre école. Des échanges francs et constructifs autour des défis du terrain et des pistes d’amélioration.
Le mois de février a également été embelli par quelques jours de repos passés auprès de mes proches durant les congés de carnaval.
La suite de mes visites, rencontres, discussions, etc. dans ma prochaine newsletter !


































